The story of Joel Giberovitch

JAZZ CLUB OWNER

A film by Guylaine Dionne


DIRECTOR STATEMENT

My inspiration for working on this project came to me after frequenting the "jazz club" “Upstairs,” renowned for offering music 364 days a year in Montreal. While attending, I developed a collegial relationship with the owner, Joel Giberovitch, and his chef, Juan Barros, and I discovered the passion they both have for jazz and their communal pleasure in running this business since 1995. I wanted to film them over a long period to capture the club’s daily activities while trying to discover their secrets and understand how such a small venue manages to attract some of the greatest names of jazz over the last 20 years.

The jazz club “Upstairs” showcases Montreal talent as well as national and international acts, presenting more than 500 artists over the last 20 years. In addition, the bar features the talents of Concordia and McGill University students on a weekly basis, enhancing the sense of belonging to the community.

This film fits well in my creative approach. Since my film debut, I have been trying to capture the unique perspectives of past and present artists promoting culture. Just as in my other films, Jazz Club Owner is the portrait of an important place of cultural diffusion. It emphasizes the importance of a strong and tightly knit community, a jazz community this time, that sustains a way of life, a philosophy and a way to make music breathtaking.

This film targets all the lovers of culture who make their work day-by-day with passion to allow artists, musicians, music students and jazz singers to believe that there are still places for the creation and dissemination of art and exchanges.

In making this film, I had the opportunity to be part of this family of artists and to participate in the making of a very special community. By being there with my camera and my microphone, night after night, I became a witness to something bigger than I expected, beyond the act of putting on a show, that allows the audience to share in the performance itself, shaping a unique moment.


MOT DE LA RÉALISATRICE

Le désir de travailler à ce projet m'est venu après avoir fréquenté à maintes reprises le club de jazz le Upstairs, réputé pour offrir de la musique 364 jours par année à Montréal. En adoptant les lieux, j'ai développé une relation collégiale avec le propriétaire, Joel Giberovitch, et j'ai aperçu, dans ses yeux et ceux et de son chef Juan Barros, la passion qu'ils entretiennent tous les deux pour le jazz et leurs bonheurs communs de diriger cette entreprise depuis 1995. Je voulais filmer sur une longue période afin de capturer leurs quotidiens et les activités du bar en essayant de découvrir leurs secrets et comprendre comment une toute petite salle située au rez-de-chaussée de la rue Mackay parvient à attirer, depuis plus de 20 ans, les plus grands noms du jazz. Comment arrive-t-on à faire vivre un club de Jazz et ses artistes et à se renouveler constamment tout en restant fidèle à son projet de départ : une petite salle intime pour les amoureux de jazz?

Le Upstairs présente des talents montréalais ainsi que des musiciens de renommée nationale et internationale. Plus de 500 artistes ont fait partie de la programmation des 20 dernières années. De plus, chaque semaine, le club met en valeur les talents des étudiants de l'Université Concordia et ceux de McGill, ce qui favorise le sentiment d'appartenance à la communauté.

Ce film s'inscrit bien dans ma démarche créative. Depuis mes débuts au cinéma, je tente de capter, dans le passé ou dans le présent des artistes, des démarches uniques, des manières de faire originales. Je pense notamment à Mary Shelley et aux Réalisatrices Contemporaines, deux documentaires qui font la promotion de la culture. Tout comme dans mes autres films Jazz Club Owner se veut le portrait d'un lieu important de diffusion culturelle. Il souligne l'importance d'une communauté forte et tissée serrée, une communauté jazz qui impose un mode de vie bien à elle, une philosophie et une façon de faire de la musique improvisée à vous couper le souffle.

Ce film cible tous les amoureux de culture qui font jour après jour leur travail avec passion afin de permettre aux artistes -dans ce cas-ci, il s'agit de musiciens, de chanteurs et de chanteuses jazz, d'étudiants en musique- de croire qu'il existe encore des lieux de création et de diffusion pour l'art et les échanges. Les jam session des lundis du Upstairs permettent à toute une communauté de musiciens de se rassembler et de faire de la musique improvisée du début à la fin de la soirée afin de nous la faire entendre et nous l’offrir sous des formes renouvelées. En faisant ce film, j'avais l'impression de faire partie de cette famille d'artistes et de participer à la diffusion de la culture et à sa promotion en étant là avec ma caméra et mon micro, soir après soir. J’avais le sentiment d'être témoin de quelque chose de grand qui va au-delà de l'acte de se produire en spectacle mais avant tout le sentiment d’être là avec le public et de partager un moment unique.